Expertise et infos ondes GSM

Mme Martine Schinkus & Mr et Mme Lambert-Carlier

Rue Ste Gertrude

à La Roche (1490 - Court St Etienne)

 

Sombreffe, le 15 septembre 2009

 

COMPTE-RENDU D’ANALYSE GEOBIOLOGIQUE

 

Evaluation des rayonnements électromagnétiques artificiels issus de l’environnement.

 

En suite à votre demande, nous avons effectué une étude d’incidence des rayonnements électromagnétiques de votre habitation, la journée du 14 septembre 2009

 

 

Mesure des émissions radiofréquences, hautes fréquences et hyperfréquences (micro-ondes) de 27 MHz à 3,3 GHz.

 

Analyseur portable de CEM Gigahertz-Solutions HF 59B + Antenne de détection VF4 avec filtre

 

Valeurs limites biocompatibles selon les normes Autrichiennes en 2000 :

0,614 V/m – 0,1 μW/cm2 (exposition annuelle).

Unité de densité de puissance : μW/cm2

Unité de champ électrique: V/m

 

 

Les deux composantes : champ électrique et champ magnétique des ondes radio

et des micro-ondes se propagent dans l'espace en synchronisation. Elles ne sont

dissociées dans leurs propriétés que dans des cas particuliers : champs proches,

traversée de certains matériaux… C'est pour cette raison que l'on peut parler ici de

"champs électromagnétiques" et raisonner en fonction de la puissance électrique

transmise, exprimée en Watts (Puissance en Watts = Volts x Ampères).

 

Les "ondes hyperfréquences" sont formées par l'association d'un champ électrique et d'un champ magnétique qui sont perpendiculaires entre eux. La direction de propagation de l'onde sera perpendiculaire aux deux champs (vecteur de propagation).

Le schéma ci-dessous représente la propagation d'une onde électromagnétique

 


Le vecteur de propagation représente la densité de puissance par unité de surface. Elle s'exprime en µW/cm².
Par exemple, les fuites acceptées sur un micro-onde neuf sont de 1000 µW/cm² et quand il est ancien, 5000 µW/cm² (mesure effectuées à 5 cm).
On accepte les fuites jusqu'à 5.000µW/cm². Le corps réagit à partir de 1 µW/cm²..

 

Plusieurs unités sont utilisées par les professionnels et leur champ d'application peut

ainsi différer selon le cas :

 

1. Le champ électrique

Le champ électrique ne représente qu'une seule composante du champ

électromagnétique. En hautes fréquences, c'est la grandeur la plus usitée pour

évaluer l'intensité de rayonnement en un endroit donné.

Il s'exprime en Volts par mètre (V/m).

 

2. Le champ magnétique

Il représente la deuxième composante du champ électromagnétique.

Il s'exprime ici en Ampères par mètre (A/m).

 

3. La densité de puissance

Dans l’espace, pour le champ éloigné elle est le produit du champ électrique

par le champ magnétique. Elle représente l’énergie (W) de l’onde

électromagnétique distribuée sur une surface d’1 m².

C'est une grandeur facilement mesurable en un endroit donné. Elle permet

une évaluation rapide de l'effet thermique (effet de dégagement de chaleur).

Elle s'exprime en Watts par m² (W/m²) ou en milliwatts par cm² (mW/cm²) ou encore

en microwatts par cm² (μW/cm²).

1 W/m² = 0,1 mW/cm² = 100 μW/cm²

1 μW/cm² = 0,01 W/m²

 

Effets sur le corps humain.

La longueur d'onde est très importante dans les hautes fréquences car des effets de résonances peuvent apparaître sur les objets ayant une longueur proche de la longueur d'onde ou d'un multiple de celle-ci.
L'onde étant piégée dans tous matériaux proches de sa longueur d'onde, il y aura un phénomène de points chauds. Plus la longueur d'un corps se rapproche de la longueur d'onde, plus il sera sensible aux hautes fréquences. Les enfants étant plus petits, ils seront plus sensibles que les adultes (un enfant de 2 ans " plus ou moins 1 mètre " est beaucoup plus proche de la longueur d'onde qu'un adulte)

Le schéma ci-dessous représente la pénétration d'une onde dans le corps

.


Quand l'onde arrive sur le corps (onde incidente(1)), une partie de l'onde sera réfléchie (onde réfléchie (2)) et une autre partie traversera le corps. L'angle de pénétration changera à chaque fois que l'onde entrera dans un nouveau composant du corps. Par exemple, entre la peau et les muscles ou entre les muscles et les os.
On considère sur ce schéma que l'os à une longueur égale à la longueur d'onde ce qui veut dire que l'onde sera emprisonnée dans l'os (création d'ondes stationnaires (3)) ce et produira un échauffement. On parlera alors de points chauds (augmentation localisée de la température dans un matériau).

Si on remplace l'os par une prothèse métallique, il y aura en plus un effet d'induction (causée par le champ magnétique de l'onde hyperfréquence).
Par exemple, si une prothèse à une longueur de 33 cm en 900 MHz, sa longueur étant proche de la longueur d'onde, elle va se mettre à chauffer et cela pourrait aller jusqu'à une destruction des tissus se trouvant autour (cas pour certains stérilets métalliques).

Des appareils peuvent également être perturbés comme certains stimulateurs cardiaques ou générateurs d’impulsions (diabétiques…), qui pourront être influencé par les hautes fréquences.

Les phénomènes de « points chauds » peuvent aussi apparaître sur des tissus osseux, sur la boite crânienne, sur certains organes.

 

Le schéma ci-dessous représente une antenne émettant sur un bâtiment en béton armé.

 


 

Certaines structures ont la particularité d'émettre de manière passive les hyper fréquences engendrées par les antennes.
Si on prend l'exemple illustré ci-dessus, l'antenne placée sur le toit de l'immeuble va émettre en grande partie dans la direction du lobe principal, ce qui veut dire que tous les matériaux métalliques ayant une longueur proche de la longueur d'onde ou d'un multiple de celle-ci vont émettre passivement des hyperfréquences. Un châssis métallique, une hampe de drapeau, un cadre ou tout autre objet métallique devient une antenne passive susceptible de polluer une maison en produisant des hyperfréquences. Il ne faut pas oublier que ces ondes traversent les murs et parois, même épaisses.
De plus, des lobes secondaires dus aux pertes vont rayonner tout autour de l'antenne qui, si elle se trouve sur un toit en béton armé polluera tout l'étage situé juste en dessous, la ferraille du toit devenant un réémetteur passif (imaginez les dégâts si de telles antennes sont placées sur des écoles ou des hôpitaux !).
Ce type de fréquences traversant le béton, il convient de protéger les occupants de la résonance qui pourrait être engendrée dans les paillasses métalliques, les structures et poutres  métalliques et les fers à béton.

 

Observations et conclusions :

 

Bien que nous baignions tous et partout dans un environnement électromagnétique permanent appelé « Electrosmog », dont la valeur absolue double actuellement tous les 15 mois, du principalement à la prolifération des appareils électrodomestiques et à la téléphonie mobile, nous n’avons retenu ici que les fréquences impactant directement la santé de l’être humain.

 

Les intensités mesurées des émetteurs radiofréquences et micro-ondes,

de type GSM 900 MHz et GSM 1800 MHz étaient toujours relativement élevées en regard des normes et recommandations les plus drastiques.

 

 

Les intensités les plus élevées mesurées provenaient des ondes descendantes GSM 900

MHz en direction de l’Ouest (1 antenne-relais à environ 50 m de l’habitation la plus proche, Mme Schinkus et 100m environ pour la famille Lambert-Carlier)

 

 

Pour ces champs, A 900 MHz, nous avons mesuré entre 870 et 1740 µw/m², soit entre 550 et 800 mV/m, pour la densité de puissance (sur 360°). (0.55 < 0.8 V/m)

 

Pour le 1800 Mhz, les intensités variaient entre 3030 µW/m² (gsm uplink) et 1400 µW/m² (gsm downlink), soit une densité de puissance entre 727 et 1080 mV/m ! (0.7 < 1.08 V/m) !

 

 

A ces intensités et à ce jour, personne ne peut plus affirmer qu’il n’y a pas d’effets biologiques connus ou de risque potentiel pour la santé humaine ou animale.

 

Prétendre le contraire serait un mensonge et une dénégation du principe de précaution et de l’électrosensibilité de bon nombre de personnes vivant sous les rayonnements directs des antennes.

 

Selon le principe de précaution mis en place dans de nombreux pays, conscients eux, des problèmes électromagnétique, les puissances ne dépassent pas 1000 µW/m² soit 0.614 V/m.

 

C’est la valeur seuil maximale demandée par de nombreux scientifiques, géobiologues praticiens de la santé et thérapeutes qui voient tous les jours défiler des gens souffrants de maux qui sont de plus en plus explicables.

 

Rajouter un nombre d’éléments d’antenne serait une hérésie pure et simple.

Le réseau Mobistar fonctionne déjà (trop ?) bien dans cette région.

 

Pourquoi incorporer une antenne de plus sur ce pylône, alors que la propagation est déjà excellente ?

 

Et pourquoi, est-ce fait sans concertation ni explications préalables avec les riverains, et au mépris le plus total de la santé des gens avoisinant le périmètre d’influence de l’antenne.

 

En annexe : Tableau comparatif des normes et recommandations en hyperfréquences

Valeurs-limites édictées pour la population dans différents pays ou recommandées par différents

 

organismes en matière de rayonnement électromagnétique de type hyperfréquences GSM ou DCS :

 

 

Exposition aux Hyper-Fréquences

 

Le T.A.S.

Le taux d’absorption spécifique (T.A.S) ou le débit d’absorption spécifique (D.A.S)
appelé en anglais : Specific Absorption Rate (S.A.R.) représente la puissance (exprimée en watts, ou en milliwatts, ou en microwatts) absorbée par un certain poids de tissu vivant. C’est-à-dire que cela représente une certaine quantité d’énergie absorbée par un tissu vivant. L’unité s’exprime en W/kg ou en mW/kg ou en µW/kg.

Selon l’ICNIRP, le SAR ne devrait pas dépasser 0,8 W/kg, soit 80 mW/kg, pour l’exposition du public et pour le corps entier et cela pour des intervalles de temps n’excédant pas 6 minutes ! Toujours selon l’ICNIRP, pour les travailleurs le T.A.S ne doit pas dépasser 0,4 WKg.

Plus un tissu est riche en eau, plus il peut absorber de l’énergie.

La seule certitude qu’apporte les standards de l’ICNIRP c’est que pour les hyperfréquences, on a peu de risques de cuire en utilisant un téléphone mobile cellulaire (G.S.M) ou en étant exposé au voisinage d’une station d’antennes relais ou d’un émetteur de radio-télévision !

Critique : « Il est très difficile d’évaluer in vivo le taux d’absorption spécifique correspondant à une exposition à un rayonnement. On se contente de réaliser des mesures sur des mannequins ou sur des têtes artificielles ne représentant que de très loin la réalité d’un corps vivant ou d’une partie de celui-ci (la tête, par exemple) avec la complexité des vaisseaux sanguins (bons conducteurs), des nerfs et des glandes à structures particulières. Il va de soi qu’un corps vivant est totalement différent d’un mannequin à forme humaine rempli d’un gel. Les approximations de ces mesures du T.A.S ou SAR sont donc très grossières et ne peuvent donner d’indications que concernant les effets dus à l’échauffement (effets thermiques). Mais elles ne fournissent aucune indication concernant la pénétration des micro-ondes à des intensités très faibles (effets non thermiques). La boîte crânienne (os) constitue peut-être une barrière vis-à-vis des ondes radio et des micro-ondes à des intensités thermiques mais ce modèle, mis en exergue par des ingénieurs, ne satisfait nullement les biophysiciens et les physiologistes quant aux effets de ces mêmes ondes (modulées en basses fréquences) à des intensités plus faibles que celles produisant une élévation de température. »

Il serait donc souhaitable d’adopter, dans le futur, des normes exprimées en champs électriques (V/m) ou en densité de puissance (µW/cm²) afin de permettre la prise de mesures de contrôle d’exposition à tout endroit et en tout temps. On admet pour les tissus vivants riches en eau (75% d’eau environ), une correspondance approximative entre la densité de puissance et le taux d’absorption spécifique.

Remarque :

1.000 µW/cm² correspondent à 400 mW/kg

Remarque importante : Selon le professeur Vander Vorst de l'UCL (Louvain-la-Neuve - Belgique) dans sa brochure "Champs micro-ondes et santé" il est mentionné que :
"Il est admis de façon générale que pour un corps humain une densité de puissance incidente de 1mW/cm² (1 milliwatt par centimètre carré) correspond en moyenne à une densité de puissance absorbée (SAR) de 0,4W/kg." Cela correspond donc à 1000microWatt par cm². Le professeur précise d'autre part que cette relation est valable à 400MHz et varie avec la fréquence dans la gamme des fréquences micro-ondes.

 

L’habitat a toujours eu une influence sur la santé de l’homme. Mais l’importance accordée à cette action varie selon les époques. Négliger de penser en termes de santé l’environnement quotidien peut amener des problèmes à retardement. L’amélioration de la qualité de la vie dans l’habitat ou au bureau est un enjeu fondamental. Les personnes qui y vivent doivent être assurées que leur lieu de vie ou de travail leur garantit un équilibre physiologique, énergétique et psychique. Cependant, les sources de rayonnements électromagnétiques se multiplient constamment depuis ces trente dernières années, tant en variétés qu'en intensités. On peut parler, aujourd'hui, d'un véritable « brouillard électromagnétique artificiel » enveloppant la planète et repérable depuis des altitudes très élevées où opèrent les satellites.

Les déséquilibres engendrés par les champs électromagnétiques sont aisément mesurables. Mais il faut souvent l’association de plusieurs facteurs d’interaction ou de conjugaison pour que surgisse une nuisance.
Nombreuses sont les personnes qui souffrent de maladies chroniques, d’insomnies et d’affaiblissements immunitaires avec toutes les conséquences que cela peut entraîner à long terme. De simples recommandations de prudence, la suppression d’une longue exposition à ces facteurs d’ambiance électromagnétiques assure généralement une diminution des troubles de la santé et une amélioration de la qualité de la vie. La mesure, sur place, avec du matériel étalonné et les conseils d'un scientifique compétent en pollution électromagnétique peuvent, dans ce cas, devenir très importants.
Les êtres vivants fonctionnent selon des processus électriques endogènes qui sont déterminants dans le contrôle de nos activités physiologiques de base. Notre corps est lié par des champs électromagnétiques. Des messages électriques circulent dans nos nerfs et créent des champs électriques et magnétiques. La biologie moderne considère les êtres vivants comme des systèmes « ouverts » aux ondes électromagnétiques. L’homme est donc, avant tout, une fantastique antenne capable de recevoir et d’émettre des informations, il fonctionne comme un émetteur-récepteur radio, il est capable d’entrer en résonance. L’approche des phénomènes décrits dans ce site Internet et les services qui en découlent sont le résultat d’une longue expérience journalière, sur le terrain, avec l’aide de biophysiciens, de biologistes, de chercheurs indépendants, de docteurs en médecine, d’architectes, d’électriciens et de consultants scientifiques en environnement. (source : Etudes & Vie)

 

 

 

 

 

Sources et liens à consulter impérativement :

 

http://www.robindestoits.org/

 

http://www.etudesetvie.be/

 

http://www.teslabel.be/

 

http://www.001.be.cx/

 

http://www.emic.ucl.ac.be/MajorPublications/BioelectroPublis.htm

 

http://www.criirem.org/index.php?option=com_content&view=frontpage&Itemid=1

 

 

Fait à Sombreffe le 15 septembre 2009

 

 

 

 

 

 

Bruno Vandecapelle

Géobiologie - Bioénergétique

Guide Energie Région Wallonne

Rue des Communes, 25

B - 5140 Sombreffe

TVA : BE 0659 631 375

Tel / Fax : + 32 (0)71 818 919

GSM : + 32 (0) 473 387 657

www.biovie.be

 

Valeurs-limites édictées pour la population dans différents pays ou recommandées par différents organismes en matière de rayonnement électromagnétique de type radio-fréquence et hyperfréquences (de 100 kHz à 300 GHz) :

Recommandations
ou Normes
[numéro] = numéro de la référence bibliographique en bas de page

Champ électrique en V/m

Densité de puissance en W/m²

Densité de puissance en µW/cm²

Rapport comparatif (densité de puissance)

OMS – I.R.P.A (1988) [1]
CENELEC : ENV 50166-2 (1995) [2]
Commission Européenne 1999/519/CE [3]
ICNIRP (1999) [3]
France (1999) [3]

900 MHz :41,2

1800 MHz : 58,25

4,5

9

450

900

1

Standard Australie –(AS 2772-1 – 1990) et Nouvelle-Zélande
(NZS 6609 – 1990) [4]

27,46

2

200

+ - 1/2

Belgique – Norme Alvoet (Agalev-Ecolo – moniteur : 22 mai 2001) [5]

900 MHz :20,6
1800 MHz : 29,12

1,1

2,2

112,5

225

1/4

- Norme Italie – Décret n° 381 -1998 [6]
- Pays de l’Europe de l’Est (197X)
- Pologne (1972)

6,14

0,1

10

1/50

Norme U.R.S.S 1978 [7]
Norme U.R.S.S ( RNCNIRP - depuis 2003) [20]

4,34
de 300 à 2400 MHz : 6,14

0,05
0,1

5
10

1/100
1/50

Norme Suisse (O.R.N.I – 1999) [8]

900 MHz :4
1800 MHz : 6

0,04
0,09

4,24
9,54

1/100

- Directive Européenne de protection des appareils médicaux
(89/336 CE de 1989 puis NF EN 61000-4-3 : 2002) [9]
- CSH (Conseil Supérieur d’Hygiène) 2000 [10]
- Circulaire du Ministre Forêt (Région Wallonne - Belgique) [11]
- Professeur Vander Vorst (UCL Belgique) [12]
- Norme Luxembourgeoise (2000) [13]

3

0,024

2,4

1/200

Tribunal du Plan de Nouvelle-Zélande
(1995) [14]

2,74

0,02

2

1/250

- Canton de Salzburg en Autriche (2000) [15]
- Nouvelle-Galle du Sud (Australie 1999 distance de sécurité de 500 m) [16]
- Scientifiques indépendants :
- Dr Sc Roger Santini (France – 1998) [17]
- Dr Sc Neil Cherry (Nouvelle-Zélande – 1996) [14]

0,6

0,001

0,1

1/5000

- Pr. G.J. Hyland (UK 1999) [18]
- Canton de Salzburg en Autriche (2002)

0,6 à 0,06

0,001 à 0,0001

0,1 à 0,01

1/5000 à 1/50000

- Dr Sc Neil Cherry (Nouvelle-Zélande – 1999) Objectif 2010
[ 19]

0,06 à 0,09

0,0001 à 0,0003

0,01 à 0,03

1/50000

Références Bibliographiques :

Références bibliographiques :

[1] I.R.P.A Guidelines. Guidelines on Limits of exposure to radiofrequency electromagnetic fields in the frequency range from 100 KHz to 300 GHz. Health Physics.1988. 54 : 115-123.

[2] Comité Européen de Normalisation Electrotechnique (CENELEC). ENV 50166-2 de 1995. «Human Exposure to High Frequency » (10 KHz à 300 GHz). 46 pages. CENELEC : Rue de Stassart 35, B. 1050 Bruxelles (Belgique).

[3]Recommandation du Conseil du 12 juillet 1999 relative à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques de 0 Hz à 30 GHz. Journal Officiel des Communautés Européennes. 1999/519/CE

[4] Rapport australien : Mobile Phones and their transmitter base stations - The evidence for health hazards. A local and Community Resources Documents. EMFacts Information Service. 1996. 240 pages.

[5] Moniteur Belge – 22.05.2001. Ministère des Affaires Sociales de la Santé Publique et de l’Environnement. Arrêté Royal du 29 Avril 2001 fixant la norme pour les antennes émettant des ondes électromagnétiques entre 10 MHz et 10 GHz.

[6] Gazzetta Ufficiale della Republica Italiana. Decreti, Delibere e Ordonanze Ministeriali. « Reglolamento recante norme per la determinazione die letti radiofrequenza compatibili con la salute umana » 10.09.1998 n°381

[7 D.M.C REE.
Review of soviet/eastern european reseach on health aspects of microwave radiation. Bull. N.Y. Acad. Medicine. 1979. 55 : 1133-1151.

[8] O.R.N.I – Suisse.
« Ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant » 36 p. 16 février 1999.

[9] Comité Européen de Normalisation Electrotechnique (CENELEC) - European Standard - Norme européenne (CEM) EN 61000-4-3 : 2002. « Techniques d’essai et de mesure – immunité aux perturbations conduites, induites par les champs radioélectriques ». Rue de Stassart, 35 – B – 1050 Bruxelles (Belgique).2002

[10] C.S.H (Conseil supérieur d’Hygiène Belgique). « Avis du C.S.H concernant le projet d’Arrêté Royal fixant la norme pour les antennes émettant des ondes électromagnétiques entre 10 MHz et 10 GHz ». 10-11-2000.

[11] Gouvernement Wallon. « Recueil des bonnes pratiques en matière d’implantation des installations de radiocommunication mobile ».63 p. 20 Juillet 2000

[12]André Gérin, Benoît Stockbroeckx, André Vander Vorst. « Champs micro-ondes en Santé ». UCL et FPMs. 1999.

[13] Loi du Grand Duché de Luxembourg. Ministre de l’Environnement et Ministère du Travail et de l’Emploi. » Normes au sujet des radiations non ionisantes dues à la téléphonie mobile cellulaire ».
Le 19 décembre 2000.

[14] Dr Neil Cherry. “Potential and Actual Adverse Effects of Cellsite Microwave Radiation” P.O. Box84, Lincoln University – Christchurch – New Zealand. Mars 1996.

[15]Salzburg Resolution on Mobile Telecommunication Base Stations – International Conference on Cell Tower Sitting Linking Science and Public health – Juin 7-8 2000

[16] Daniel Comblin – Annie Gaspard – Paul Lannoye.
Aux Arbres Citoyens - “Antennes-Relais GSM – Tous en danger ?” avec la collaboration de Robi Turpel (Akut asbl – Luxembourg). Dossier édité par le Groupe des Verts/ALE au Parlement Européen, 55 p. Décembre 2001.

[17] Roger Santini, Jean-Marie Danze, Marius Seigne, Benoît Louppe. « Guide Pratique Européen des Pollutions Electromagnétiques de l’Environnement » 239 p. Ed.
Marco Pietteur. 2000.

[18] Hyland G. J. Scientific Advisory System : “Mobile Phones and Health”, Vol. II, Appendix 15, pp.86-91, HM Government, 1999.

[19] Cherry N. “Criticism of the Proposal to adopt ICNIRP Guidelines for New Zealand”, Lincoln University, New Zealand., 1998.

 

 


Vu dans

Quels sont les effets directs et indirects du courant électrique à 50 Hertz sur la santé ? Quelles sont les normes ?

Aujourd'hui, avec les progrès de la technologie et les besoins sans cesse accrus en énergie électrique, l'exposition aux rayonnements non ionisants a terriblement augmenté. Aussi des questions cruciales se posent concernant les limites de sécurité tant pour les matériels que pour les personnes.
Des études scientifiques réalisées sur l'animal, exposé à des fréquences de 50/60 Hertz, révèlent des perturbations des flux d'ions calciques, des rythmes , circadiens, de la défense immunitaire et du système nerveux. Mais aussi des modifications dans la physiologie de la glande pinéale et dans la synthèse des protéines, auxquelles sont à ajouter des effets promoteurs ou copromoteurs dans la cancérogenèse. Enfin des études épidémiologiques humaines révèlent des associations statistiques significatives entre des expositions chroniques à 50/60 Hertz, des leucémies et des cancers du cerveau.
Des études techniques sur les lignes à haute et très haute tension, les alternateurs, les transformateurs, les moteurs électriques, les équipements de soudage, les plaques à induction et les ordinateurs révèlent des phénomènes de compatibilité électromagnétique entraînant des dysfonctionnements sur les appareils et les matériels exposés. Ces perturbations parasites sont expliquées par l'apparition de courants induits dans les structures métalliques des bâtiments ou des élevages, mais aussi dans les circuits électriques et électroniques des appareils ménagers, industriels, de bureautique, médicaux, (implants actifs et inactifs). Ces problèmes sont généralement réglementés par des normes européennes et françaises (1).
Des études métrologiques montrent que, à l'écart de toute source artificielle de champ électrique et magnétique, il existe au niveau du sol un champ électrique statique compris entre 100 et 150 Volts/mètre dans des conditions climatiques normales. Dans des conditions orageuses, ce champ électrique naturel peut atteindre 20 kiloVolts/mètre. Par ailleurs, le champ magnétique terrestre est aussi un champ statique dont la valeur moyenne est de l'ordre de 50 micro Teslas, soit 500 milliGauss. Par contre, enregistré dans la nature, le bruit de fond du champ électrique, pour sa composante à 50 Hertz, est égal à environ 2 Volts/mètre, tandis que le champ d'induction magnétique se situe vers 0,02 micro Tesla (0,2 milliGauss).
Dans les habitations et les locaux proches des lignes à haute et très haute tension, des lignes TGV ou des transformateurs, l'induction magnétique relevée varie de 0,5 à 40 micro Teslas (5 à 400 milliGauss). Normalement il est constaté qu'à une distance d'environ 1,5 mètre des appareils électrodomestiques, le niveau enregistré est de l'ordre de 0,1 microTesla, soit 1 milliGauss. Ici les champs électriques ne sont pas mesurés, car difficilement exploitables pour des problèmes physiques d'absorption et de réflexion.

Les normes, les seuils
D'autre part, le seuil à prendre en considération pour éviter les déformations d'images sur les consoles informatiques est de l'ordre de 0,5 à 1 micro Tesla (5 à 1 a milliGauss). Enfin, l'induction magnétique d'origine industrielle ou domestique peut provoquer des courants induits parasites de 3 à 800 milliAmpères dans les structures métalliques des bâtiments ou des élevages exposés. Des pathologies et des baisses de production sont notées dès 6 milliAmpères chez les bovins et les porcins. La valeur à ne pas dépasser selon les normes NF-EN 61000 est de 3,7 micro Teslas (3 A/m).
Des valeurs limites d'exposition sont proposées pour le public, en tenant surtout compte de l'induction magnétique pour 50/60 Hertz.
La recommandation du Conseil de l'Europe du 12 juillet 1999 indique une valeur de 100 micro Teslas (1000 milliGauss) afin d'éviter tout effet aigu nocif pour le système nerveux central. Par contre, le Parlement européen est plus sévère avec une limite à 0,25 micro Tesla, soit 2,5 milliGauss (rapport Gianni Tamino 6/11/98 et résolution A3-0238/94), mais il prend ici en compte les effets à long terme. En 2004, le niveau de 0,4 micro Tesla est avancé comme seuil de précaution pour prévenir des leucémies chez les enfants exposés.
Des valeurs limites d'exposition sont aussi proposées pour le monde du travail dans le cadre des anciennes prénormes européennes ENV-50166-1 applicables en France (C18-600) dès 1995 et dans la Directive 2004/40/CE du Parlement européen et du Conseil. Les valeurs à prendre en compte ici, par exemple, pour le 50/60 Hertz sont de 10 kiloVolts/mètre pour le champ électrique, et, de 500 micro Teslas (5000 milliGauss) pour l'induction magnétique. Ces valeurs limites très élevées ne prennent en compte que la survenue de troubles physio-pathologiques aigus et ne couvrent pas les effets des expositions chroniques à long terme.
De plus, dans ce domaine, la mise en place de périmètre de sécurité, la signalétique spécifique par pictogramme de danger et d'interdiction mais aussi l'information et la formation du personnel impliqué, sont exigibles, et le médecin du travail est tenu à une vigilance industrielle. (Directives européennes 92/58 du 24-06-1992 et du 4-11-1993).
Finalement dès 1998, l'Organisation mondiale de la santé publie une étude montrant que les champs électromagnétiques d'extrêmement basses fréquences sont considérés comme pouvant être cancérigènes pour l'homme. Cela correspond à la classe 28 des substances cancérigènes comme le plomb et l'essence. Cette position a été récemment confortée en mars 2001 par les déclarations du célèbre épidémiologiste Sir Richard Doll, qui affirme que les enfants vivant à proximité des lignes à haute et très haute tension ont un risque accru de contracter une leucémie. Il convient donc, ici, d'appliquer le principe de précaution, soit un éloignement de 200 mètres, d'autant plus que le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) et que le National Institute of Environmental Health Sciences (NIEHS) ont confirmé l'association entre la leucémie de l'enfant et une exposition annuelle supérieure à 0,4 microTesla et qu'il n'est pas concevable d'attendre encore les résultats des différentes enquêtes épidémiologiques.
1. CEM - NF-EN 50082 - 1er et 2 de juin 1995/ NF-EN 61000-4,3 et 61000-6-1 éditions 2002.

DrPierreLeRuz.
Docteur en physiologie, directeur scientifique de ABPE (Biologie prospective, environnement), auteur

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[20] Norme RNCNIRP (Russian National Committee on Non-Ionising Radiation Protection). SanPIN 2.1.8/2.2.4. 119003.“The New Hygienic Standard for mobile telecommunication systems in Russia”.
1er juin 2003.

 

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